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Comment accompagner un proche atteint d’un cancer

6 minutes de lecture

Une personne malade, c’est aussi la femme de quelqu’un, la maman de quelqu’un, l’ami(e) de quelqu’un. Apprendre le cancer d’un proche est bouleversant pour ceux qui l’entourent. Et l’on s’interroge très souvent sur son rôle à jouer pendant cette épreuve difficile. Comment réagir et agir face au cancer de celui ou celle qui nous est si proche ? Comment soutenir avec amour et justesse l’un des siens ?

Voici donc quelques conseils et outils pour traverser ces épreuves avec plus de sérénité et trouver sa place auprès de celui ou celle qu’on aime.

 

1. Comment réagir à l’annonce du cancer ?

Annoncer son cancer est une épreuve pour la personne malade. Elle doit non seulement faire face aux réactions de son entourage mais également prendre elle-même, à travers cette annonce, pleinement conscience du diagnostic. Ainsi, en tant que proche, quelques comportements simples peuvent participer à rendre cet instant moins difficile.

Adoptez un comportement mesuré

D’abord, mesurez autant que possible vos réactions à l’annonce de la maladie. Un comportement affolé engendrerait toujours plus d’inquiétude pour la malade. À l’inverse, rassurer avec trop d’entrain pourrait donner l’impression de minimiser ce qu’elle vit et s’apprête à affronter. S’il n’y a pas de « bon comportement », parvenir à réagir de façon modérée reste donc le plus sage. Et surtout, soyez vous-même, car c’est bel et bien de vous, et de votre personnalité qu’elle connaît si bien, dont elle aura besoin.

Ecoutez sans interrompre

Ensuite, laissez-lui le temps de s’exprimer, posez-lui des questions sur le diagnostic et sur son ressenti. Cela lui montrera non seulement tout l’intérêt que vous lui portez et permettra également à votre proche d’extérioriser ses nombreuses émotions. Ne parlez pas trop, pour lui laisser le temps de se livrer, mais ne restez pas non plus muet comme une carpe, cela risquerait de faire augmenter l’angoisse et le mal-être.

Montrez que vous êtes présent.e pour l’accompagner et le ou la soutenir psychologiquement

Enfin, vous pourrez lui rappeler (lui confirmer !) qu’il/elle n’est pas seule et que vous serez là, à ses côtés, pour vivre toutes les étapes de la maladie. On est tellement plus forts lorsque l’on est soudés.

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2. Accompagner le quotidien de la maladie, et communiquer en toute liberté

Le cancer, les traitements… votre proche est, à bien des égards, fragilisé physiquement et psychologiquement. Tout au long de la maladie, l’accompagnement de son entourage est donc plus que précieux.

Accompagnez-le physiquement aux rendez-vous médicaux

Pour aider votre proche, vous pouvez par exemple proposer, selon vos disponibilités, de l’accompagner à certains rendez-vous médicaux. Cette présence physique contribuera à réduire son anxiété, particulièrement lors des premiers rendez-vous. Elle peut aussi vous permettre de vous faire le relais et l’interprète des différentes informations fournies par les médecins ainsi que de poser des questions au personnel soignant, alors qu’il est souvent difficile pour la personne malade de garder l’énergie suffisante pour cela.

Adaptez-vous et intégrez en même temps que votre proche cette nouvelle vie au sein du milieu médical

Vous êtes touchés par ce changement de vie au moins tous les deux. Autant vous y intégrer à deux en vous renseignant vous aussi sur les traitements proposés (par exemple : sur le site « proche de malade ») et en discutant de cela avec votre proche, en vous intéressant aux personnes qui la suivent, en mémorisant les noms des différents intervenants,… Bref, intéressez-vous à ce que votre proche traverse, ce sont des comportements qui confortent votre proche dans l’idée qu’il/elle n’est pas seule dans cette épreuve.

Conservez et alimentez le dialogue autour de la maladie, évitez les tabous

Cela paraît évident mais il faut bien le garder en tête. Tout au long de la maladie, il est essentiel de conserver un vrai dialogue régulier et approfondi avec votre proche afin de comprendre ce qu’elle peut attendre de vous, ce qu’elle ne souhaite pas entendre, les tabous qu’elle ne veut pas instaurer, repérer les instants où elle a besoin de vous et ceux, au contraire, où il est préférable de vous effacer. En l’interrogeant sur ses attentes, vous éviterez ainsi, en voulant bien faire, d’adopter un comportement qui pourrait être maladroit.

Permettez-lui de s’échapper du quotidien des traitements

Enfin, il est du rôle de l’entourage d’encourager la personne atteinte du cancer, à poursuivre des activités professionnelles, personnelles, à planifier des projets, à assouvir des envies, bref… à continuer de vivre pleinement, malgré la maladie !

Partagez des moments de complicité à deux !

Étonnement, si la maladie est éprouvante pour la femme malade et ses proches, elle leur offre également l’opportunité de nouer des liens plus forts. Appliquer le vernis de son amie (il paraît que chez MÊME, on fait de très jolis vernis naturels adaptés aux besoins des femmes en traitement contre le cancer ;)), masser sa femme, maquiller sa mère… s’accorder des moments simples à deux, tout en délicatesse, lui feront (et vous feront !) le plus grand bien.

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3. Déculpabiliser et penser (aussi) à soi

Ne vous laissez jamais envahir par un sentiment d’impuissance

« Je ne fais jamais rien de bien ! » : Il n’est pas rare en tant que proche d’avoir l’impression de ne jamais parvenir à satisfaire pleinement les besoins de l’autre. Ce sentiment d’impuissance doit encourager au dialogue. Parlez-lui de votre ressenti, elle saura sûrement vous rassurer et fera plus attention à ce qu’elle peut dire ou faire, et qui vous peine. Tâchez également d’être VRAIMENT indulgent envers votre proche, qui traverse des moments particulièrement difficiles, mais également envers vous-même : vous faites dans tous les cas de votre mieux.

Vous ressentez parfois lassitude ou agacement, c’est normal

Ce sont des sentiments fréquemment ressentis chez l’entourage. Ne culpabilisez pas : Il n’y a rien de plus normal face à cette maladie qui s’est invitée sans prévenir dans votre vie, et on ne peut pas agir en robot à longueur de journée.
Un petit coup de mou de temps en temps n’est donc pas étonnant, et est naturel, ne vous en voulez pas.

N’hésitez pas à demander une aide extérieure

Dans une situation ou votre investissement personnel est grand et face à tous les impératifs familiaux, professionnels et sociaux à prendre en compte, il est légitime et souvent bénéfique de faire appel à un soutien extérieur.

  • Diverses associations, des groupes de parole de proches tels que ceux organisés par la Ligue contre le cancer ou encore des plateformes d’écoute comme Avec nos proches ou de partage telle que Mon réseau cancer du sein vous permettront de vous exprimer librement. Des réseaux plus généraux sont par ailleurs consacrés aux aidants tels que Aidant attitude. Vous pouvez également faire appel à votre médecin traitant, à un psychologue ou un psychiatre exerçant en ville. Il existe également des services de psycho-oncologie dans les centres de soin qui peuvent proposer aux proches (eux aussi !) des consultations remboursées. Renseignez-vous auprès des équipes soignantes pour en savoir plus.

Aérez-vous la tête et changez-vous les idées en gardant une vie active en dehors de la maladie

Pour finir, gardez en tête qu’il est important de « sortir » régulièrement de la maladie en conservant une activité extérieure et des loisirs. Prenez des « pauses », vivez le reste de votre vie le plus normalement possible. Cela vous permettra de respirer, de continuer à vous ouvrir au reste de la vie et… en fin de compte, d’être beaucoup plus apaisé, plus fort, et mieux à l’écoute, dans les moments que vous consacrerez à aider celle que vous aimez. On ne peut aider les autres que si l’on est soi-même dans de bonnes conditions.

 

Beaucoup de courage, une pincée de détente et UNE TONNE D’AMOUR sont donc les ingrédients clés pour faire de vous un parfait aidant, présent et heureux malgré tout 😉

 

 

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  1. Ma meilleure amie a un cancer invasif, elle se bat depuis des mois. Au début j’arrivais a lui apporter quelque chose mais depuis quelques semaines elle me reprend un peu sèchement parfois dans nos échanges.ca fait mal mais elle vit un tel cauchemar.
    Comment trouver les mots justes a ce stade où elle a si peur et est tellement fatiguée. Comment gérer moi même avec plus de distance ? Je veux continuer a être là pour elle.

    1. Bonjour Steffy,
      Merci de votre témoignage qui nous a beaucoup touchées, on pense fort fort à vous et à votre amie. Il est vrai que l’équilibre entre être à l’écoute et garder une certaine distance pour son bien être personnel peut être souvent difficile à trouver. Parfois une simple présence, un rappel que vous êtes là pour elle suffit à lui donner l’idée et la « permission » de venir vers vous quand elle en aura plus besoin et envie. Pensez aussi à vous ! N’oubliez pas que vous pouvez aussi vous faire accompagner vous même pour que vous ayez votre espace sécurisé pour en discuter librement, en dehors de tout jugement 🙂

  2. Voilà hier j’ai accompagner ma maman ..

    Je n’accepte pas du tout la maladie je me rend vraiment malade cancer poumon stade 4 avec métastase dans les os .. je m’en veut je fait au mieux pour être présente mais je ne peut m’empêcher de pleurer d’avoir un sentiment de la colère , comment faire pour accepter pour être plus forte ?? J’aimerai tellement ne plus avoir peur car elle le ressent et s’en veut me rendre comme sa alors que c’est Pas elle ..

    J’ai 22 ans je suis si fusionnel avec ma mère .. mes frère et sœur on mieux pris la nouvelle que moi …. mais je n’y arrive pas

    Mon père a perdu son papa suite à un cancer du poumons du coup c’est très difficile pour lui de voir sa femme vivre sa

    J’ai tellement besoin d’aide ….

    1. Bonjour Léa,
      Merci de votre témoignage et désolée de lire cette détresse dans laquelle vous vous trouvez. Ne vous comparez pas aux autres ou à vos frères et sœurs, chacun à sa sensibilité propre et sa manière de gérer cette épreuve. Votre mère ne vous en voudra jamais de ressentir de la peur, c’est tout à fait normal, pensez à profiter des moments que vous avez avec elle, en essayant de vous échapper de la maladie autant que c’est possible. N’hésitez pas aussi à vous faire vous-même accompagner par un thérapeute (vous pouvez demander conseil à l’hôpital) pour vous aider à mieux vous décharger de votre peur et de votre colère pour être peut être plus sereine auprès de votre maman. On vous envoie plein d’ondes de force et de tendresse !

  3. je crois que c’est suivant la personne qui a ce vilain crabe que l’on réagit, personnellement je ne voulais pas que l’on me plaigne, ni que l’on en parle, je voulais assumer seule, c’est parce que je travaillais qu’on l’a su – sinon je ne l’aurais même pas dit – je me sens plus forte quand j’assume une maladie et me faire plaindre me dérange – maintenant d’autres ont surement besoin d’être entourés
    lors de mon 2ème cancer, j’ai meme été travailler le matin pendant ma radiothérapie entre mes opérations (la 2ème opération et 6ème) j’ai eu de la chance car un travail pas physique et jusqu’à ma pension javais une toilette rien que pour moi (problèmes lors des opérations et colostomie provisoire à la 2ème opération et définitive à la 5ème opération – pas eu de chimio – donc pas été trop malade mais hyper fatiguée
    je stresse toujours autant lors des bilans, mais je me dis que j’ai eu un bol pas possible de m’en sortir, aujourd’hui je peux dire que je suis en rémission puisque l’on a découvert ce vilain crabe en 2001

    1. Merci Andrée pour ce témoignage très émouvant ! Et vous avez tout à fait raison, chaque personne réagit différemment et il est nécessaire d’en être conscient pour respecter et accompagner les réactions de chacun !
      Et bravo à vous pour votre courage 🙂

  4. Bonjour
    Je souffre des effets indesirables de la radiotherapie apre un cancer du sein si ma fille me soutient mon fils qui etait tres proche de moi a coupe le cordon et m appelle tres peu souvent et ne m ecrit jamais pour me demander de mes nouvelles j en souffre bc et je ne sais quoi faire pour lui apprendre a etre plus compatissant a mon egard qui peut m eclairer a ce propos ?

  5. J’accompagne ma maman atteinte d’un cancer de la vessie.
    Découvert il y a seulement 5 mois, il a pris toute la place dans nos vies.
    C’est dur de rester forte à ses côtés. Mais je le fait pour elle, pour qu’elle ait ma force quand la sienne lui fait défaut.

    1. Merci beaucoup pour votre témoignage Fanny, soyez forte et courageuse, en tant que proche c’est parfois tout aussi difficile à vivre. Alors on pense bien à vous ❤

  6. cela fait maintenant presque 5 ans que mon mari est mort d’un cancer
    il m’apparait comme une évidence que je peux aider et accompagner pour aller au bout de mon deuil.
    comment faire?

    1. Chère Danielle, bravo, quelle bienveillance 🙂 Vous pouvez commencer par essayer de vous renseigner sur les associations qui viennent en aide aux personnes malades dans votre région ? ❤

  7. Je suis dans la salle d’attente, j’attends mon mari âgé de 52 ans qui passe un pet scan.
    (Nodules au poumons 5)
    J’ai peur du résultat …
    Nous avons 2 filles 23 et 20 ans

    1. Bonjour Isabelle,
      Mille mercis pour votre confiance et pour votre témoignage très touchant ! Nous vous souhaitons beaucoup de courage, et envoyons toutes nos ondes positives à votre mari !