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Le soutien psychologique pendant ma maladie

Le soutien psychologique pendant ma maladie
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On ne choisit pas d’être malade, cela arrive soudainement, brutalement, sans prévenir. Le quotidien, le travail, la vision du futur, sa propre féminité… la vie se trouve profondément chamboulée. Si cela entraîne très souvent une souffrance psychologique, des solutions existent pour remettre au maximum « les choses » en ordre et un soutien psychologique est fortement recommandé. On vous donne donc quelques conseils pour sortir la tête de l’eau, et sourire à nouveau à la vie 🙂

1. Pourquoi ?

A l’annonce du diagnostic d’abord, tout est confus. On se dit souvent que c’est impossible, que les médecins ont du se tromper, on ne réalise pas, on est troublée, paralysée. On s’interroge sur le pourquoi de cette maladie, pourquoi à soi et pourquoi maintenant. En bref, l’annonce du diagnostic est très souvent vécue comme un véritable traumatisme soulevant une foule de questionnements. Dès lors, faire appel à un soutien psychologique est donc très souvent recommandé, alors que les proches ne peuvent pas toujours tout entendre et avoir un rôle de conseil complètement neutre. La consultation d’annonce permet ainsi de prendre directement rendez-vous avec un professionnel.

Par la suite, tout au long de la maladie et même après la fin des traitements, peuvent survenir des troubles du sommeil, de l’appétit, de l’humeur (incluant parfois des états dépressifs), un repli sur soi, un déni, mais aussi parfois une perturbation des relations intimes, familiales et sociales. Ces changements, et bien d’autres, légitiment à eux seuls le besoin d’un soutien extérieur.

Si cela est bien souvent difficile à admettre, avoir besoin de l’intervention de professionnels est bien loin d’être un signe de folie ou de faiblesse. Bien au contraire, il s’agit d’une solution totalement pertinente à un mal-être très fréquemment présent chez les personnes atteintes de cancer.

Alors, ne vous en faites pas, un professionnel de l’écoute sera là pour vous aider et vous offrira l’opportunité de vous exprimer sur votre maladie, sur vous-même et de donner du sens à ce qui vous préoccupe :).

 

2. Par qui ?

Demander de l’aide oui. Mais à qui s’adresser ? Différentes solutions et interlocuteurs sont envisageables : À choisir ou à combiner !

Tout d’abord, vous pouvez vous adresser aux soignants de l’hôpital, à l’oncologue ou à votre médecin-traitant afin de vous exprimer sur vos préoccupations et votre ressenti. Ce sont les professionnels qui pourront au mieux vous recommander un psycho-oncologue, un psychologue ou un psychiatre.
=> Pour bien comprendre la différence entre ces trois professionnels, sachez que le psycho-oncologue est un psychologue spécialisé dans le domaine de la cancérologie travaillant en étroite collaboration avec l’ensemble de l’équipe médicale.
Le psychologue s’inscrit le plus souvent dans une dynamique d’échange avec le patient et peut proposer, suivant le praticien, des thérapies spécifiques, ciblées sur des problèmes en particuliers (par exemple, des thérapies brèves pour combattre l’anxiété, les phobies, la culpabilité…).
Le psychiatre, lui, se met généralement d’avantage en position d’écoute et est habilité (uniquement au besoin) à vous prescrire des médicaments. Notez enfin que les consultations de ce dernier sont remboursées par l’assurance maladie.

Des centres médico-psychologiques (CMP) peuvent également exister à proximité de votre domicile et proposent des consultations gratuites de psychologues ou de psychiatres.
Au delà de ces CMP, certaines villes possèdent des structures d’accueil diverses, elles-aussi gratuites. N’hésitez donc pas à vous renseigner auprès de votre mairie.
Si c’est nécessaire, vous pouvez faire intervenir des associations de psychologues et des réseaux de soins directement à domicile.
Aussi, vous pouvez bénéficier d’un soutien directement par téléphone (Pour la Ligue contre le cancer : le 0 800 940 939 de lundi à vendredi de 9h à 19h).

Alors n’hésitez pas à vous renseigner et à choisir le professionnel, le lieu et les méthodes qui vous conviennent le mieux. La régularité des rencontres dépendra évidemment de votre volonté et aussi de vos disponibilités.

Enfin, rejoindre des associations telles que les Comité départementaux de la Ligue contre le cancer, est vivement conseillé: Ces structures permettront de participer à des groupes de parole, de trouver un soutien en individuel et de maintenir des activités diverses permettant de s’évader quelques temps de la pathologie. Allez, on commence le yoga ? Pour plus d’informations, un article sur la vie sociale pendant le cancer sera très bientôt mis en ligne !

Et n’oubliez pas : Quel que soit votre mal-être, ne restez pas seule pour le vaincre ! 🙂

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