LES COULISSES DE MÊME

Portrait de Corinne, socio-esthéticienne

Portrait-Corinne socio-estheticienne
4 minutes de lecture

La socio-esthétique est un soin de support dont on entend de plus en plus parler et qui est clé pour apprendre ou ré-apprendre à préserver sa féminité tout au long des traitements. Afin de découvrir ce beau métier engagé, quoi de mieux que d’en parler à travers le témoignage de Corinne, socio-esthéticienne dans la vie, agissant auprès des femmes concernées par le cancer.

« J’AI eu envie de devenir socio-esthéticienne dès que j’en ai entendu parlER »

Alors qu’elle était en cours de technologie dans le cadre d’un BTS Esthétique Cosmétique, Corinne entend pour la première fois parler du métier de socio-esthéticienne. J’ai juste pensé : Ah bon ça existe ? waouh !!!

socio-esthéticienneUne évocation anodine pour certaines qui va devenir une révélation et bientôt une vocation chez Corinne. J’ai été profondément perturbée, dans le bon sens du terme, d’apprendre que des esthéticiennes pouvaient travailler dans des lieux comme les hôpitaux ou les prisons à la place des traditionnels centres de beauté et de bien-être. Je crois que j’en ai eu envie dès que j’en ai entendu parler la première fois. Convaincue des bienfaits de se sentir belle et motivée par sa volonté d’aller vers les autres, Corinne obtient son BTS Esthétique Cosmétique et réussit, la même année, sa formation de socio-esthéticienne. Ce fut une belle année pour moi et le début d’une aventure humaine, pleine de sens.

Des femmes réconciliées avec leur corps

La socio-esthétique désigne un ensemble de soins esthétiques proposés, entre autre, aux personnes fragilisées par la maladie et qui permettent de s’accorder un moment de bien être par des soins, des massages ou encore du maquillage. Ces services sont présents dans de plus en plus d’hôpitaux et peuvent également être proposés par des socio-esthéticiennes libérales au sein d’un institut ou même à domicile.  Pour moi les séances de socio-esthétique sont importantes à plusieurs niveaux: beaucoup de patientes me disent que les soins leur font du bien, les aident à se détendre, à être moins stressées, à supporter les traitements, la maladie elle-même. Après les séances, les patientes me disent aussi que cela les a réconcilié avec leur corps, que le regard négatif qu’elles portaient sur elles-mêmes s’est transformé en un regard différent, voire bienveillant. Corinne prend également bien soin de donner ses propres méthodes afin que les femmes puissent ensuite reproduire les gestes prodigués en toute autonomie. « Les soupirs de satisfaction après ou pendant un soin, les sourires, les remerciements formulés sont autant de résultats que je constate très souvent dans le cadre de ma pratique. Il y a aussi des personnes que je croise plusieurs semaines, voire plusieurs mois après et qui me disent : « J’ai suivi vos conseils à la lettre et ça marche ! »

Pourquoi pas vous ?

« Celles qui liront ces lignes et qui ne connaissent pas la socio-esthétique feront une découverte et auront peut-être envie de se rapprocher de socio-esthéticiennes : C’est une bonne chose ! » ajoute Corinne. « Ce que j’ai envie de dire, c’est qu’il ne faut absolument pas rester seule avec ses peurs, ses interrogations, face à ce corps que l’on ne reconnaît plus. Et puis la socio-esthétique est un soin de support important, mais il en existe d’autres. L’activité physique adaptée, les groupes de parole, les activités créatives, artistiques…  Il existe énormément de moyens qui peuvent aider les femmes à traverser l’épreuve de la maladie (…­) Peu importe notre chemin de vie, il faut toujours garder l’espérance et rester la plus positive possible. »

Allez hop, on se renseigne dans son centre hospitalier ou sur Internet pour trouver SA socio-esthéticienne ! 🙂 

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Le témoignage de Karine

Karine a aujourd’hui 43 ans, mais c’est à l’âge de 28 ans qu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. Corinne et Karine ne se connaissent pas, mais sont pourtant animées par la même conviction: rester femme dans la maladie, c’est garder confiance en soi et pouvoir affronter le quotidien plus sereinement. « Durant ce long parcours du combattant, j’ai toujours eu le « souci » de rester féminine. » Perruques, maquillage, soins du corps,… tout au long de la maladie, et même encore aujourd’hui, Karine prend plaisir à prendre soin d’elle : “J’ai porté des perruques diverses et variées pour changer de look. J’ai fait tatouer mes sourcils et mis des extensions de cils.”

Pour se ressourcer, Karine s’est également accordée des moments de bien-être : Je fais souvent des massages et je n’ai plus peur de montrer mon corps. Sauna, hamam, soins des ongles et de la peau participent à mon bien être. (…) Je me maquille tous les jours, vais souvent faire les boutiques et je choisis des soins quotidiens adaptés à ma peau. Bref, je me sens femme. »

Deux beaux exemples qui font rimer, plus que jamais, bien-être et féminité. 🙂

Un grand merci à Corinne et Karine pour leur participation à cet article !

3 commentaires

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  • Martine 31 juillet 2017 à 18 h 02 min

    Bonjour je travaille dans un centre pour personnes à mobilité reduite depuis 20 ans et je souhaiterai faire la formation de socio estheticienne j aimerai avoir des renseignements sur les cours et stages à effectuer merci

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    • Judith de MÊME 1 août 2017 à 15 h 47 min

      Bonjour Martine, et merci mille fois pour votre petit commentaire ! Nous ne sommes pas vraiment habilitées à répondre à votre question, nous vous invitons à vous renseigner directement sur internet ! Nous avons trouvé quelques articles qui pourraient vous intéresser, comme celui-ci : http://bit.ly/1N7amCR
      Tendrement (heart)

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  • isa 7 août 2016 à 12 h 30 min

    il faut aussi être consciente des risques professionnels des esthéticiennes et des mesures de prévention nécessaires : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=396

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