Octobre Rose : autopalpation et prévention contre le cancer du sein - MÊME
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Octobre Rose : autopalpation et prévention contre le cancer du sein

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Cancer le plus fréquent chez la femme, le cancer du sein concerne environ 1 femme sur 8. Des chiffres alarmants, d’autant plus lorsque l’on sait que bon nombre de ces cancers pourraient être évités en étant attentifs à ses facteurs de risques, et en adoptant les bons gestes. Et si malgré tout la maladie survient, le cancer du sein se guérit plutôt bien s’il est pris en charge à temps. Afin de continuer la lutte contre cette maladie, on vous donne quelques conseils de prévention pour mettre toutes les chances de votre côté, à faire passer au plus grand nombre !

 

Le cancer du sein en quelques chiffres

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Le dépistage organisé : un rendez-vous à ne pas manquer

Parce que le cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est diagnostiqué tôt, il est primordial, même sans symptômes, de consulter régulièrement son gynécologue et de suivre les recommandations du dépistage organisé.

Le dépistage organisé du cancer du sein, c’est quoi ?

À partir de 50 ans, les femmes reçoivent un courrier à leur domicile les invitant à procéder au dépistage organisé. Il leur est en effet proposé, lorsqu’il n’y a pas de risque particulier, de faire réaliser une mammographie dans un cabinet de radiologie tous les 2 ans afin de vérifier que tout aille bien ou de détecter une éventuelle anomalie le plus tôt possible. Cet examen est entièrement pris en charge par la sécurité sociale.

En dehors du dépistage organisé, il est important, dès lors que l’on a atteint l’âge adulte, de consulter régulièrement un médecin gynécologue. En effet, le gynécologue est à même de réaliser une palpation et un examen clinique des seins afin de vérifier qu’il n’y ait pas d’anomalie nécessitant un examen supplémentaire.

En effet, si jamais le gynécologue détecte une anomalie lors de l’examen clinique des seins, il peut inviter le ou la patiente à réaliser une échographie et/ou une mammographie des seins afin de mener l’investigation un peu plus loin. Si l’anomalie est confirmée lors de cet examen, alors le ou la patiente peut être amené à procéder à un IRM ou une biopsie pour confirmer un éventuel diagnostic ou évacuer le risque de cancer du sein.

Le dépistage organisé, tout comme les incitations à consulter régulièrement votre gynécologue, sont des messages importants à transmettre au plus grand nombre et le plus tôt possible afin d’adopter les bons réflexes. Ce sont des réflexes importants pour votre santé et celle de vos proches, des réflexes qui peuvent sauver des vies.

 

L’autopalpation : le premier réflexe à adopter

Avant même de parler de médecin, il est un message qui a encore du mal à faire son chemin : celui du réflexe de l’autopalpation. Et pourtant, cela semble logique : vous êtes la personne qui connaît le mieux votre corps, et si vous apprenez à le toucher, à le connaître dans toutes ses fluctuations cycliques, vous êtes la plus à même de détecter quelque chose de différent de d’habitude au plus tôt !

Cela semble évident, oui, mais encore faut-il savoir quoi chercher et quand, à quoi être attentive, et comment procéder à une autopalpation pour que ce geste soit utile.

Afin de vous aider dans ce geste essentiel, voici un schéma très simple issu de notre kit d’apprentissage à l’autopalpation pour vous donner toutes les clés.

Comment faire autopalpation cancer sein

Attention toutefois, il existe 2 écueils possibles à l’autopalpation qu’il nous semble important de préciser. Celui de s’angoisser inutilement en pensant avoir détecté quelque chose alors qu’il n’en est rien d’une part, et celui de penser le faire parfaitement et de ne rien détecter et donc d’ajourner ses mammographies ou palpations chez le gynécologue d’autre part. EVIDEMMENT, l’autopalpation ne remplace absolument pas le geste médical, c’est un petit plus qui permet d’être au plus proche de son corps, mais cela ne doit pas être une source de stress ou d’angoisse pour vous, ni une excuse pour retarder vos consultations. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre oncologue pour avoir son avis et ses conseils sur la question en fonction de votre cas particulier.

Vous trouverez également ci-dessous un calendrier à imprimer chez vous, afin de pouvoir repasser chaque mois sur les petits dessins une fois votre autopalpation des seins effectuée. Ainsi mise en exergue, vous êtes sûre de ne plus oublier de procéder à votre autopalpation mensuelle des seins.

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Téléchargez notre kit complet pour apprendre tous les bons gestes de l’autopalpation, à consulter dès que vous le souhaitez, ou à imprimer chez vous !

Cliquez ici pour le télécharger.

Pendant tout le mois d’octobre, retrouvez aussi ce kit d’autopalpation dans son format physique, distribué gratuitement dans nos pharmacies partenaires !

Une aide supplémentaire pour mieux sentir et reconnaître les anomalies : le dispositif médical Medisur

Parce que, même avec les bons gestes, il n’est pas toujours évident de déméler le « normal » de ce qui peut être une alerte, Medisur a mis au point un coussinet d’aide à l’autopalpation des seins. Ce coussinet réutilisable, que vous pouvez vous procurer en pharmacie et utiliser simplement chez vous, permet de décupler les sensations et donc de mieux ressentir les changements potentiels au niveau de vos seins. Il peut également être utiliser par le médecin ou le gynécologue afin de faciliter ce geste, pour se sentir plus à l’aise lors de l’examen clinique.

Voici une petite vidéo explicative pour encore mieux le découvrir :

Les symptômes qui doivent alerter

Lors de vos autopalpations ou simplement en observant régulièrement vos seins, soyez attentif.ve à la présence d’une boule ou d’une masse dans le sein ou au niveau de l’aisselle. Un changement au niveau de la peau de votre sein ou de votre mamelon (une rougeur de la peau, un œdème, un aspect de peau d’orange, une rétractation de la peau, du mamelon ou de l’aréole, une modification de la forme de votre sein, un changement de coloration ou un écoulement au niveau du sein) doit vous alerter et entraîner une visite chez votre gynécologue pour procéder à un examen clinique plus approfondi.

En dehors de ces signes cliniques, une douleur persistante dans la région du sein, de l’aisselle ou des côtes peut être un symptôme à surveiller. Des maux de tête, une vision double, des douleurs osseuses ou faiblesses musculaires, des nausées persistantes et une perte de poids inexpliquée peuvent être autant de signe que la maladie a déjà eu le temps de s’étendre.

Dans tous les cas, si vous vous reconnaissez dans l’un ou l’autre de ces symptômes, consultez votre médecin généraliste sans attendre, cela ne sera jamais une perte de temps ou un dérangement « pour rien » !

Les facteurs de risque pour le cancer du sein

S’il faut garder la tête froide et ne pas se laisser aller à une hypochondrie qui serait synonyme de stress permanent de développer un jour un cancer du sein, il peut être bon d’être conscient des principaux facteurs de risque, afin, encore une fois, de mettre toutes les chances de son côté.

  • L’âge : les risques d’être concerné.e par un cancer du sein augmentent avec l’âge, d’où le dépistage organisé dès 50 ans.
  • Les antécédents familiaux : si une ou plusieurs personnes de votre famille ont été concernées par un cancer du sein, vous avez peut-être plus de chances d’en développer un également. Mentionnez simplement votre historique familial potentiel avec la maladie à votre gynécologue, afin qu’il évalue votre facteur de risque.
  • Les prédispositions génétiques : certaines femmes peuvent présenter une altération génétique héréditaire (BRCA 1 ou BRCA 2). Le cancer du sein dans sa forme héréditaire est rare et ne représente que 5 à 10% des cancers du sein.
  • L’exposition à des traitements hormonaux notamment ceux pour la ménopause
  • L’hygiène de vie : l’alcool, le tabac, un manque d’activité physique, une alimentation peu variée ou équilibrée, le surpoids ou l’obésité peuvent contribuer à augmenter votre risque d’être un jour concerné.e par un cancer du sein.
  • L’exposition à des radiations au niveau du thorax
  • Si vous avez déjà développé un cancer du sein ou un autre cancer gynécologique, votre facteur de risque est plus élevé.

Nous espérons que cet article vous aura permis de décrypter un petit peu le principe et les avantages de l’autopalpation et de la prévention contre le cancer du sein. N’hésitez pas à diffuser ces apprentissages autour de vous pour faire progresser la lutte contre la maladie !

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